06 juin 2017

6月5日 RDCコンゴ:選挙今年実施すると公約した覚えはないよ(カビラ大統領) Présidentielle en RDC : pas de promesse du président

Le lundi 5 juin 2017
5時半、快晴、20℃、57.5%。

寒い。庭のポインセチアが紅くなっている。例年は7月ころに紅くなったように思う。ヨーロッパでは12月に紅くなる。クリスマスのころの鉢植えとして店頭にでる。一方、寒い中、夜になるとジャスミンの香りが家の中まで入ってくる。昼間は蝶がトンボと一緒に飛んでいる。スリーピング・ハイビスカス、ブーゲンビリアは一年中花が咲いている。

明日はキンシャサ出張なのでブログ更新が難しいと思う。

Pitit Pays』ページ25 ボブ・ドナールなる人物の名前が出てきた。未知。Wkipediaを調べた。
Bob Denard 1928年フランス生まれ。反共傭兵。特にアフリカで「活躍」した。内戦やクーデタを演出したのである。
コンゴ(ザイール)では、カタンガ独立(196063)に加担した。戦争屋である。フランスの影の歴史、植民地独立後の旧フランス領利権擁護のために傭兵を組織した。
モロッコ、コート・ジボワール、チャド、中央アフリカ共和国、コモロ、フランス等から多くの勲章が与えられている。
何回か負傷しているが、78歳までしぶとく生きた。ドラマチックといえる人生だろう。波乱万丈。映画になりそうだが、英雄物語とはいえまい。自伝を書く前にアルツハイマーにかかり、書けずに死んでしまい、多くの「秘密」が消去されてしまった。
白髭がドナール
コモロ時代
RDCコンゴのカビラ大統領がドイツの週刊誌『ダー シュピーゲル』のインタヴューに応えて、「今年中に大統領選挙をするなどと約束した覚えはない」と云ったそうだ。
困った大統領だなぁ。
カビラ大統領
DRCコンゴ
選挙や憲法改正国民投票には膨大な費用がかかるには
違いないと思うが、、、。
Présidentielle en RDC : pas de promesse du président
3 juin 2017  BBC Afrique

Le président Kabila a dit n'avoir pas promis la présidentielle pour cette année.
Le président congolais a fait cette déclaration à l'hebdomadaire allemand "der Spiegel".
Selon ce journal cité par l'Agence France Presse, Kabila a dit souhaiter organiser la présidentielle aussi vite que possible.
Il a ajouté que l'enregistrement des électeurs était en cours et que tout se passait bien.
Interrogé sur une éventuelle réforme de la constitution qui lui permettrait de postuler à un troisième mandat, Joseph Kabila a souligné que tout ce qu'on disait à propos du changement de la constitution congolaise était totalement dépourvu de sens.
Le président Kabila a été élu en 2006 lors des premières élections libres depuis l'indépendance du pays en 1960.
Il a été réélu pour un second mandat en 2011 à l'issue d'un scrutin au résultat contesté.


20時、ネット不通。ブログ更新不可。

04 juin 2017

6月4日 アルビノを描く青年画家ジョシュエ君 Un Congolais peint des albinos "pour lutter contre leur stigmatisation"

Le dimanche 4 juin 2017
6時、快晴、20℃、60%。

今日は僕の誕生日。ルブンバシの『La Brioche』で昨日ケーキを買おうと思って忘れてしまった。タンピtant pis !

この季節太陽はかなり東北から出る。6時半、黄金色の陽がロリエの枝の向こうから顔を出す。溶鉱炉から流れでる鉄の色である。

7時、ネット不通。接続しているが「制限あり」と表示されている。
725分、停電。1320分、やっと回復。

停電の間、日光浴。
読書。Gaël FayePetit Pays』。昨日フランス文化センターの会員登録を3年ぶりにして借出した本だ。20ドル。会員登録が切れていたときはアラン君に本を借りてもらいまた貸ししてもらった。『Petit Pays』は3月初めに一度アラン君経由で借りたが、読みたいというメンバーが多いので早く返してくれと云われて返してしまった。その後、また借りようと思ったら、読者が多くなかなか返本されないので借りられないとアラン君から言われた。しかし、昨日貸出記録をみてみたら、今回僕が借りる前にはアラン君をふくめて3か月で二人しか借りていない。ここの連中が本を読むわけがない。
Petit Pays』、やはり面白い。ブルンディ、ルワンダが中心だが、ザイールが微妙に関わっている。今日は970ページまで読んだが、知らないルワンダの英雄や地元の風習などには印をつけて後で調べられるようにした。

アフリカ黒人は一般的に白人(欧米白人)に対する劣等感が強い。しかし、黒人の中で生まれたアルビノ(仏語Albinos、発音アルビノス)に対しては偏見と差別の対象にする。
アフリカでは4000人に1人の割合でアルビノが生まれるそうだ。遺伝子の病気として認識されている。欧米では2万人に1人。
日本でも偏見が強いと思うが、タンザニアではアルビノを抹殺してしまう事件がよくある。
RDCコンゴでも差別されている。
キンシャサの画学生、ジョジュエ君(20歳)が、アルビノを描いて3年になる。画題にアルビノを選んで偏見に抗しようというのだ。勇気ある青年だと思う。しかし、画家は絵で食べていくのだから、絵が売れなければ仕様がない。だが、彼の描いたアルビノは、すべてではないが、かなり芸術的香りもあると思う。
ジョシュエ君の作品例
他の作品は
http://observers.france24.com/fr/20170602-rdc-kinshasa-artiste-congolais-peint-albinos-lutter-contre-leur-stigmatisation-art

Un Congolais peint des albinos "pour lutter contre leur stigmatisation"
OBSERVATEURS

En République démocratique du Congo, les albinos sont régulièrement insultés, discriminés, voire victimes de violences physiques. Afin de défendre leur cause, un jeune artiste de Kinshasa a décidé de les représenter dans ses peintures. Ses œuvres suscitent une certaine controverse, comme il le raconte.

Les personnes albinos ont une particularité génétique qui se caractérise par un déficit de production de mélanine, ce qui affecte leur pigmentation. Elles sont donc particulièrement sujettes au cancer de la peau.

La prévalence de l’albinisme est particulièrement importante chez les populations africaines. Environ 1 personne sur 4 000 serait ainsi concernée en Afrique subsaharienne, selon certaines estimations. En comparaison, cette particularité toucherait 1 personne sur 20 000 à la naissance en Europe et aux États-Unis.

Les albinos sont nombreux en Afrique subsaharienne.

"Je veux montrer que l’on peut très bien vivre ou se marier avec une personne albinos"

Josué Valentia Mbanga Iloko étudie les beaux-arts à Kinshasa. Ce jeune de 20 ans explique pourquoi il a décidé de peindre des personnes albinos :

Quand j’étais au collège, à l’âge de 15 ans, j’appréciais beaucoup une fille qui était albinos. Nous fréquentions la même église. Mais mes amis ne voulaient pas que je lui parle, en raison de sa différence. Petit à petit, j’ai réalisé que ce raisonnement était ridicule.

Par ailleurs, je me suis rendu compte que les albinos étaient discriminés et victimes de préjugés en RDC, comme dans d’autres pays. À Kinshasa, la naissance d’un albinos peut mener au divorce. De plus, ils n’ont généralement pas beaucoup d’amis à l’école et des difficultés à trouver du travail. Et la situation est encore plus préoccupante dans les zones urbaines périphériques et à la campagne, où ils peuvent être tabassés ou pire encore.
Dans certaines familles, la naissance d’un albinos peut mener au divorce.

Les enfants albinos ont souvent du mal à s’intégrer à l’école.

Tout cela fait que j’ai commencé à être sensible à leur situation. Afin de défendre leur cause, je me suis donc mis à peindre des albinos sur toile, il y a deux ans. Je les peins seuls ou à côté d’une personne à la peau noire : l’idée est de montrer que l’on peut très bien vivre ou se marier avec une personne albinos. Pour l’instant, j’ai déjà participé à une exposition dans une école.

Josué Valentia Mbanga Iloko a commencé à peindre des personnes albinos en 2015.

À travers ses peintures, cet artiste souhaite notamment montrer qu’il est possible de se marier avec une personne albinos.

"Certaines connaissances m’ont fui"

Généralement, les albinos qui voient mes peintures sont touchés et en profitent pour me parler de leur vie. Par exemple, une fille a pleuré et m’a dit qu’elle aimerait bien que plus de personnes s’intéressent à eux. Je crois en effet qu’il n’existe pas d’autres œuvres similaires. J’ai rencontré beaucoup d’albinos depuis que je fais ces peintures.


Du côté des non-albinos, certains trouvent mes peintures extraordinaires et d’autres trouvent ça bête. Certaines de mes connaissances m’ont fui : elles ne comprennent pas pourquoi je peins des albinos et je m’intéresse à eux. Pour eux, les albinos sont comme des animaux, même si je leur dis que ce sont des personnes comme les autres.

03 juin 2017

6月3日 RDCコンゴ キンシャサの原子炉の行方 Le centre nucléaire de Kinshasa se meurt sous bonne garde

Le samedi 3 juin 2019
5時半、快晴、20℃、62.5%。

カタンガの夜明けはほぼ1年中6時だ。ルブンバシは南緯11度で赤道に近いのでそういうことになる。610分前でも真っ暗。65分には周りのマンゴーの樹々や椰子が黒い姿を現す。東の空が茜色の帯を作るのは615分。瞬間瞬間空の色が変化していく。
小鳥たちは夜明けの気配とともに鳴き始める。合唱だ。
毎日の夜明けは詩的である。
6時半に部屋のライトを消す。

昨日はサングラスをかけた。僕の目は日差しに強いからサングラスを必要としない。ただ、サングラスを持っていることを思い出したのだ。レイバンのサングラス。
高校時代からの親友Sの形見である。奥さんからいただいた。S1972年に僕宛に書いた長文の手紙と一緒に渡された。手紙はパリあてに出したものだろうが、大学都市に入る前のスクワール ポール・ロワイヤルの屋根裏部屋には届かなかった。
その彼の形見、無くしてはいけないと思い、シスター・アスンタさんの修道院に預かってもらっていた。

数年前にハラレ(ジンバブウェの首都)で買った携帯が動かなくなった。サムスンのセコハンだった。AirtelSIMをいれたいる携帯だ。サムスンJ1にはVodacomが入っている。孫にあたるジュベ君に4月末に買い与えたSonyのスマートフォン(多分偽物)を探したがもう売っていない。キプシでか帰って街のキャンビスト(両替屋)が携帯を売っているのを思い出して尋ねた。Huaweiのスマートフォンが30ドルだという。ま、電話がかけられれば良いと思って買った。

キンシャサ大学に原子炉がある。1メガワットと小型で勝つ25年以上稼働していない。サハラ以南のアフリカで初めての原子炉だった。
その建物のある地盤が侵食されて何時破壊されるかわからない状態になっているという。
ニュース自体は最近のものではない。しかし、何回報道されても誰も動かない。放射能はもう漏れているのかもしれない。
コンゴ河のあるRDCコンゴでは原子力発電の必要はさらさらない。
原子力の平和利用といっても、この国にそんな研究分野の学者がいない。
意味がないから取り壊せばよいのだ。しかし、取り壊しの金もない。ウランは盗難されている。ウランの残量も発表されない。国家秘密だというが、秘密なのは危険の程度ないし既に始まっているかもしれない汚染なのではないか。
国際原子力機関IAEAの事務局長は日本の方だが、日本の援助は期待できないのだろうか。土壌の浸食を止めるのではなく、原子炉の解体撤去の手伝いである。
キンシャサ大学に隣接する丘の上に原子炉がある
Le centre nucléaire de Kinshasa se meurt sous bonne garde
Le 30 mai 2017  Le Parisen

Le centre nucléaire de Kinshasa se meurt sous bonne garde
>L'actu>International|30 mai 2017, 10h29|0

Vue sur un centre de recherche nucléaire à Kinshasa, en RD Congo, le 14 mars 2007 (AFP/Lionel HEALING)
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InternationalPr LukandaAgence internationale de l'énergie atomiqueKinshasaAgence France Presse

Perché sur une colline d'un faubourg de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, un centre de recherche nucléaire se meurt. Son réacteur n'a pas servi depuis des lustres mais le lieu reste jalousement gardé en raison de la dangerosité du site, désormais menacé par l'érosion des sols.
Ce Centre régional de recherche nucléaire de Kinshasa (CREN-K) est né en 1959, à l'époque de la colonisation belge, et un an avant l'indépendance du pays. C'était alors le premier réacteur nucléaire d'Afrique subsaharienne.
En 2007, une équipe de l'AFP s'y était rendu alors que des barres d'uranium avaient été volées et que la communauté internationale s'inquiétait d'un possible détournement à des fins militaires.
Aujourd'hui, c'est l'érosion de la colline qui inquiète les autorités universitaires: depuis plusieurs années, elle gagne du terrain et la butte sur laquelle est construite la petite centrale de recherche se lézarde. Le ruissellement des eaux des pluies tropicales abîme le sol et laisse derrière lui des sillons qui menacent la clôture du CREN-K.
Le réacteur actuel -- un TRICO II d'un mégawatt, en vogue pour la recherche dans les années 1970-- a été installé en mars 1973 mais ne fonctionne plus depuis 1994, faute de moyens.
Il fut à l'époque l'une des victimes de l'effondrement de l'économie nationale saignée par la dictature de Mobutu.
Le pays a ensuite connu deux guerres qui ont achevé de le réduire en miettes, entre 1996 et 2003, et le réacteur n'a jamais repris son activité de recherche.
- Collecteur d'eau -
Face à l'érosion, le directeur du CREN-K, le Pr Vincent Lukanda, qui est également Commissaire général à l'énergie atomique de la RDC, se veut rassurant. Il explique que des dispositions ont été prises pour parer à toute éventualité: grâce à un "collecteur d'eau" censé drainer les eaux de pluies sans dommage pour la butte, le mont Amba.
Le journaliste de l'AFP ne sera pas autorisé à visiter le réacteur et le dépôt de stockage des déchets fissiles, il ne verra que les autres bureaux et locaux. Pas question d'en savoir plus sur la quantité d'uranium que le centre recèle ou sur les déchets fissiles hérités du premier réacteur et stockés dans l'enceinte. "Secret d'État", lance le Pr Lukanda, en concédant simplement que "c'est très dangereux".
Pas question non plus de s'entretenir avec deux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) venus à Kinshasa animer un atelier de quatre jours sur la "protection physique des installations nucléaires du CREN-K". "Secret professionnel", affirme le gardien du temple nucléaire.
A Livulu, quartier populaire au pied de l'université, la population préoccupée par sa survie immédiate a d'autres soucis en tête que la dangerosité du centre nucléaire et l'érosion de la colline qui l'héberge.
"Le cuivre ne met pas en danger. Si l'uranium est aussi un minerai, il ne mettra personne en danger", assène un vendeur de cigarettes.
- 'En très bon état' -
Quant aux chercheurs employés sur place, plusieurs se plaignent d'un manque criant de moyens pour le CREN-K, mais au moins ont-ils la satisfaction d'être payés --peu, mais dans les délais-- ce qui apparaît presque comme un privilège vu la misère dans laquelle se débattent neuf Congolais sur dix...
En 2004, alors que le pays sorti des guerres regardait de nouveau l'avenir avec espoir, le directeur de l'époque tablait sur l'arrivée imminente au CREN-K d'un nouveau tableau de contrôle censé permettre, enfin, de redémarrer l'engin. Il n'en fut rien.
Treize ans plus tard, son successeur le Pr. Vincent Lukanda veut encore y croire, alors que le petit réacteur reste désespérément à l'arrêt.
Il est "en très bon état", assure-t-il à l'AFP. "Nous attendons du gouvernement un financement de l'ordre de 3 millions de dollars américains" devant permettre l'installation d'un "pupitre [de commande] numérique", dit-il.
Sur le papier, le CREN-K mène diverses activités de recherche à visées médicales, biologiques, génétiques ou industrielles.
- Plan de démantèlement ? -
Et dans ses locaux peints en jaune et mieux entretenus que l'Université de Kinshasa dont le campus délabré accueillant 30.000 étudiants jouxte le CREN-K, le Pr Lukanda s'enflamme à l'idée que son pays --doté d'un immense potentiel hydroélectrique non exploité-- puisse un jour produire du courant avec l'énergie nucléaire.
"Les outils de départ, nous les avons!" affirme-t-il.
Mais il faut que "le pays s'engage politiquement" dans cette voie et sollicite l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), reconnaît-il.
L'heure ne semble toutefois pas à un redémarrage prochain de la petite centrale nucléaire congolaise.
L'argent manque et l'AIEA explique qu'elle "aide les autorités congolaises à mettre sur pied un plan de démantèlement".
Ce qui toutefois ne signifie pas que l'idée d'un démantèlement soit actée: l'AIEA recommande l'élaboration de tels plans "pour tous les réacteurs de recherche installés (dans le monde), quelle que soit la date à laquelle il doivent être démantelés", précise le porte-parole de l'organisation, basée à Vienne.
Le Pr Lukanda, lui, est catégorique: le gouvernement "n'entend pas démanteler" le CREN-K. Au contraire, il veut la "moderniser la centrale", assure-t-il, plus de 25 ans après la mise à l'arrêt du réacteur.
  AFP
Perché sur une colline d'un faubourg de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, un centre de recherche nucléaire se meurt. Son réacteur n'a pas servi depuis des lustres mais le lieu reste jalousement gardé en raison de la dangerosité du site, désormais menacé par l'érosion des sols.
Ce Centre régional de recherche nucléaire de Kinshasa (CREN-K) est né en 1959, à l'époque de la colonisation belge, et un an avant l'indépendance du pays. C'était alors le premier réacteur nucléaire d'Afrique subsaharienne.
En 2007, une équipe de l'AFP s'y était rendu alors que des barres d'uranium avaient été volées et que la communauté internationale s'inquiétait d'un possible détournement à des fins militaires.
Aujourd'hui, c'est l'érosion de la colline qui inquiète les autorités universitaires: depuis plusieurs années, elle gagne du terrain et la butte sur laquelle est construite la petite centrale de recherche se lézarde. Le ruissellement des eaux des pluies tropicales abîme le sol et laisse derrière lui des sillons qui menacent la clôture du CREN-K.
Le réacteur actuel -- un TRICO II d'un mégawatt, en vogue pour la recherche dans les années 1970-- a été installé en mars 1973 mais ne fonctionne plus depuis 1994, faute de moyens.
Il fut à l'époque l'une des victimes de l'effondrement de l'économie nationale saignée par la dictature de Mobutu.
Le pays a ensuite connu deux guerres qui ont achevé de le réduire en miettes, entre 1996 et 2003, et le réacteur n'a jamais repris son activité de recherche.
- Collecteur d'eau -
Face à l'érosion, le directeur du CREN-K, le Pr Vincent Lukanda, qui est également Commissaire général à l'énergie atomique de la RDC, se veut rassurant. Il explique que des dispositions ont été prises pour parer à toute éventualité: grâce à un "collecteur d'eau" censé drainer les eaux de pluies sans dommage pour la butte, le mont Amba.
Le journaliste de l'AFP ne sera pas autorisé à visiter le réacteur et le dépôt de stockage des déchets fissiles, il ne verra que les autres bureaux et locaux. Pas question d'en savoir plus sur la quantité d'uranium que le centre recèle ou sur les déchets fissiles hérités du premier réacteur et stockés dans l'enceinte. "Secret d'État", lance le Pr Lukanda, en concédant simplement que "c'est très dangereux".
Pas question non plus de s'entretenir avec deux inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) venus à Kinshasa animer un atelier de quatre jours sur la "protection physique des installations nucléaires du CREN-K". "Secret professionnel", affirme le gardien du temple nucléaire.
A Livulu, quartier populaire au pied de l'université, la population préoccupée par sa survie immédiate a d'autres soucis en tête que la dangerosité du centre nucléaire et l'érosion de la colline qui l'héberge.
"Le cuivre ne met pas en danger. Si l'uranium est aussi un minerai, il ne mettra personne en danger", assène un vendeur de cigarettes.
- 'En très bon état' -
Quant aux chercheurs employés sur place, plusieurs se plaignent d'un manque criant de moyens pour le CREN-K, mais au moins ont-ils la satisfaction d'être payés --peu, mais dans les délais-- ce qui apparaît presque comme un privilège vu la misère dans laquelle se débattent neuf Congolais sur dix...
En 2004, alors que le pays sorti des guerres regardait de nouveau l'avenir avec espoir, le directeur de l'époque tablait sur l'arrivée imminente au CREN-K d'un nouveau tableau de contrôle censé permettre, enfin, de redémarrer l'engin. Il n'en fut rien.
Treize ans plus tard, son successeur le Pr. Vincent Lukanda veut encore y croire, alors que le petit réacteur reste désespérément à l'arrêt.
Il est "en très bon état", assure-t-il à l'AFP. "Nous attendons du gouvernement un financement de l'ordre de 3 millions de dollars américains" devant permettre l'installation d'un "pupitre [de commande] numérique", dit-il.
Sur le papier, le CREN-K mène diverses activités de recherche à visées médicales, biologiques, génétiques ou industrielles.
- Plan de démantèlement ? -
Et dans ses locaux peints en jaune et mieux entretenus que l'Université de Kinshasa dont le campus délabré accueillant 30.000 étudiants jouxte le CREN-K, le Pr Lukanda s'enflamme à l'idée que son pays --doté d'un immense potentiel hydroélectrique non exploité-- puisse un jour produire du courant avec l'énergie nucléaire.
"Les outils de départ, nous les avons!" affirme-t-il.
Mais il faut que "le pays s'engage politiquement" dans cette voie et sollicite l'aide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), reconnaît-il.
L'heure ne semble toutefois pas à un redémarrage prochain de la petite centrale nucléaire congolaise.
L'argent manque et l'AIEA explique qu'elle "aide les autorités congolaises à mettre sur pied un plan de démantèlement".
Ce qui toutefois ne signifie pas que l'idée d'un démantèlement soit actée: l'AIEA recommande l'élaboration de tels plans "pour tous les réacteurs de recherche installés (dans le monde), quelle que soit la date à laquelle il doivent être démantelés", précise le porte-parole de l'organisation, basée à Vienne.
Le Pr Lukanda, lui, est catégorique: le gouvernement "n'entend pas démanteler" le CREN-K. Au contraire, il veut la "moderniser la centrale", assure-t-il, plus de 25 ans après la mise à l'arrêt du réacteur.

  AFP

02 juin 2017

6月2日 RDCコンゴ:オレンガ将軍の米国資産凍結 RDC : Washington sanctionne le général Olenga

Le vendredi 2 juin 2017
5時半、快晴、19℃、62.5%。

5時半に起きているのは先月中旬以来早朝の停電があるためだ。電気が安定したら通常の6時起きにする。

Facebook331日号に訪れる機会のあったコンゴ河の画像をのせた。これにはトリックがあって、画像はキンシャサの東に位置する空港近くので撮ったものである。極めて川幅がある地点で、マレボ・プールMalebo Poolと呼ばれる。旧スタンレイ・プールだ。コンゴ河が、キンシャサの近くで湖のように拡がる。コンゴ河はキンシャサの西側で急速に狭まり急流となる。さらに下流に巨大インガ・ダムがある。外航船がキンシャサまで登れないのはこの急流の所為だ。船は河口のバナナ港、ボマを経てマタディまで遡ることができる。キンシャサへの外航船貨物はマタディでおろされる。
キンシャサからはコンゴ河を隔てて北の隣国コンゴ共和国の首都ブラザビルが見える。
マレボ・プールに臨むサファリー・ビーチから対岸を撮ったのでとてつもなく広いコンゴ河に見えたというわけである。
そのビーチに広大な高級リゾートを建設したのが、下記の記事に見えるオレンガ将軍である。コンゴ軍の高級将校たちはビジネスマンである。長きにわたってコンゴ東部で反政府軍を組織したロラン=デジレ・カビラ(現ジョゼフ・カビラ大統領の父親)をキューバから応援にきたゲバラが「彼は軍人じゃない、商人だ」と云ったというが、総じて将軍たちは武器、麻薬、鉱物資源を含めた「貿易」に熱心である。
オレンガ将軍も例外ではなく、米国にも銀行口座があるようだ。今回将軍の資産が凍結された。カビラ現大統領の側近中の側近だ。米国企業のいいお客さんでもあるはずだ。
トランプ政権がどれほど本気でカビラ大統領に圧力をかけようとしているのかは不明である。トランプがアメリカ民主主義をRDCコンゴに輸出することで、「アメリカ第一主義」に貢献するものがあまりあるとは思えないからである。カビラ大統領が憲法を遵守して今年辞任しようがしまいが、トランプにとってはどうでもいいことだろう。

RDC : Washington sanctionne le général Olenga
Le 2 février 2017  BBC Afrique

Le gouvernement américain a sanctionné le général François Olenga, chef de la maison militaire du président congolais Joseph Kabila. Cet officier supérieur est chargé de superviser la garde républicaine, le corps d'élite qui gère la sécurité du chef de l'Etat.
Les Américains accusent ce proche du président congolais d'entraver le processus démocratique dans le pays. Dans un communiqué publié jeudi, le département américain du trésor indique que sous le contrôle du général, la garde républicaine aurait harcelé des opposants politiques, procédé à des arrestations et exécutions arbitraires.

Le communiqué du département américain du trésor précise que les avoirs du général Olenga sont gelés. Il est aussi interdit de séjour aux Etats-Unis.

01 juin 2017

6月1日 ルブンバシで豆腐を見つけた on a trouvé du tofu à Lubumbashi

Le jeudi 1er juin 2017
5、快晴、1865。昨日、一昨日と曇りで昼間の温度が下がったため20℃以下になったと思われる。今日は快晴で、日中は30℃ちかくになろうから、明日朝は数度上昇しているであろう。しかし、今は寒い。手がかじかむ。

ブログを225日(土)から更新していない。諸般の事情からとしておこう。できれば今日から再開したい。

みんな、チーコ、マーゴ、ブラッキーとも元気にしている。息子クリスチャンは31日から就職口を得て独立した。

TV受像機を516日(火)に買い替えた。58cm。特価190ドル。6年間使ったシャープのブラウン管テレビから、人並みに液晶のサムスンになった。液晶も安くなったものだ。倍ほど出せば、43インチのものもあったが、僕には必要とは思えなかった。
昨年暮れから画面に白い線が入りはじめ、スイッチをONOFFしても白線が消えにくくなったためだ。ブラウン管と違って軽いから、猫ちゃんたちが悪戯して、一昨日は置いたテーブルから落としてしまったが、幸いキズもついていない。画面の後ろに重しを置いた。

3月中旬からアルバイトをしている。フルタイムの契約に出来れば2019年にはコンゴから他国に出られる資金が貯められるのだが、残念ながらアルバイト先の事情でそれが出来ない。次はマダガスカルに住みたいと思うのだがどうなるだろう。ウガンダやカメルーン、コート・ジボワール、モザンビークなどは旅行できればいい。アフリカ大陸から一転中南米コスタリカ、チリ、アルゼンチンにも一度住んでみたい。旅行というよりは住み着いてみたい。でも、僕の命もそう長くないかもしれない。それは仕方ない。天命である。何時死んでもいい歳だ。

電力消費量を月初めにチェックしている。今朝みたら5月は361Whだった。4月は477Wh。節約に成功したのかなぁ。昼間家にいない日が多く、長時間調理が出来なかった所為だろうか。ブラウン管TVは電力消費量が多い。つけっぱなしでよく眠ってしまっていた。しかしそれ以上に、先月後半はキプシには珍しく2時間以上の停電が続いたからだろう。キプシの大型トランスが故障したときいたが、さらにルブンバシで夜中に送電線が盗難されて、これは一日中の停電に寄与した。高圧電線盗難はこれが初めてではない。電力会社従業員が絡んだ窃盗事件に違いない。プロの仕業である。
対ドルのコンゴフランが毎月下がって、今や、1425フラン。去年1月は900フランだった。単位電力料金が毎月上がっているから朗報である。

昨日ルブンバシで豆腐を買った。中国人の食料品店だが、表に看板が出ていない。同様の店が数年前まで空港に行く途中にあった。その店に行ってみたら閉店していたが、別の店があることを教えてくれた。豆腐を中国人が作っていることは中華料理店で聞いていたが、何処で売っているのか知らなかった。木綿漉しの豆腐だ。1kg3ドルと手ごろな値段だった。1kgというと日本の豆腐の4丁ほどもある。店の主人は通称デオさんというらしい。付井泉と名前を書いてくれた。中華レストランで豆腐料理は食べたことがあるが、コンゴに来て豆腐を家で食べたのは初めてだ。


同じ店で緑茶も手に入れた。「緑茶」と袋に書かれている。中国の緑茶がどんなものか知らなかったが、飲んでみると、ま、普通の煎茶だろうと思われる。表示がなかったが500gくらいが10ドル。

17 avril 2017

4月17日 ブログ更新について renouvellement de ce blog

読者諸姉諸兄、
本ブログの更新を怠っています。
現在facebookのみ、時に応じて更新しています。
3月1日、PC盗難にあい、その後南アのM氏に買ってきていただいたスマートフォンで
慣れない入力をしていました。このブログはアンドロイドに対応していないようです。
ブログ更新をしかし何れいたします。諦めたわけではありません。
近況をfacebookで見ていただければ幸甚です。
https://www.facebook.com/yoshiharu.tanabe.7

Chers lecteurs et lectrices,
je suis bien désolé, je ne suis pa en mesure de renouveler ce blog pour le moment.
au fur et à mesure j'écris des articles sur Facebook.
je n'ai pas abandonné ce blog, mais si vous accédez au site Facebook afin de
savoir ce qui se passe sur moi, je serai très content.
cordialement
dyt

21 février 2017

2月21日 RDCコンゴ:中央カサイ州村民を国軍が虐殺か Massacre en RDC : Paris et Washington préoccupés

Le mardi 21 février 2017
6時、小雨、24℃、70%。

RDCコンゴの国軍が非難されている。
19日(日)フランシスコ教皇もバチカンから暴力連鎖を断ち切れと述べていた。インターネットに18日(土)載ったビデオが直接の事件のようだ。
事件は中央カサイ州の村で起こった。東部の南北キヴ州ではない。RDCコンゴの中央だ。コンゴ政府は、ビデオをコメントして、「まるで映画だ、パリの反政府のコンゴ人たちが編集したビデオで事実ではない」。

中央カサイ州では、去年8月地方の伝統的権威(酋長)が軍に殺害されてから、キンシャサ中央政府に対する反抗的暴力事件が続いている。

欧米は事実を調べるようにと要請したが、コンゴ政府は調査を拒否している。
ビデオを見る限り、何時のことなのか分からない。息子クリスチャンに見てもらったら兵隊たちはリンガラ(キンシャサの言葉で、軍隊や警察の言葉)だという。
一体誰が映したものだろう。やはり、モンタージュとしても、事実を明らかにすべきではないかと思う。
RDCコンゴ国軍
Massacre en RDC : Paris et Washington préoccupés
20 février 2017  VOA Afrique

La France a demandé lundi au gouvernement de la République démocratique du Congo de faire "au plus vite la lumière" sur une vidéo mettant en cause l'armée congolaise dans un massacre de civils dans une province théâtre d'une rébellion, tandis que Washington se dit préoccupé par la situation.
"Nous exhortons les autorités congolaises à faire au plus vite la lumière sur ces agissements inacceptables et à identifier les responsables, qui devront répondre de leurs actes", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, dans un communiqué.

La France "condamne les violences meurtrières" dans cette région et appelle les autorités et l'armée congolaises à "assumer leur responsabilité première de protection des populations civiles, dans le plein respect des droits de l'homme", poursuit le porte-parole.

Washington préoccupé

Le secrétaire d'État américain a exprimé sa profonde préoccupation à l'égard d'une vidéo montrant les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) menant des exécutions sommaires de civils dans le pays.

Dans une déclaration du porte-parole, M. Mark Toner, Washington a déclaré que l'incident pourrait constituer des violations flagrantes des droits de l'homme.

"Les États-Unis sont profondément préoccupés par la vidéo qui semble montrer des éléments des forces armées de la République démocratique du Congo exécutant sommairement des civils, y compris des femmes et des enfants".

"Ces exécutions extrajudiciaires, si elles sont confirmées, constitueraient des violations flagrantes des droits de l'homme et menaceraient d'inciter à la violence et à l'instabilité généralisées dans un pays déjà fragile", a-t-il poursuivi.

"Nous demandons au gouvernement de la République démocratique du Congo de lancer une enquête immédiate et approfondie en collaboration avec les organisations internationales chargées du suivi des droits de l'homme", a-t-il conclu.

Réponse de Mende

"La charge de la preuve revient à ceux qui accusent. Si quelqu'un a des preuves de ces accusations, qu'il nous les apporte : nous les examinerons", a répondu le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, interrogé par l'AFP.

"Nous n'avons que les deux (soldats poursuivis pour violation de consigne au Kasaï) pour lesquels nous n'entendons pas mener des enquêtes telles que souhaitées par les Américains" et la France, a-t-il ajouté.

Vidéo polémique

La vidéo, diffusée sur internet, montre "des membres présumés des forces armées de la République démocratique du Congo se livrant à des exécutions extrajudiciaires contre la population civile, y compris des femmes et des enfants, dans la région du Kasaï", au centre du pays, relève-t-il.

Samedi, après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo non authentifiée mettant en cause l'armée dans un massacre de civils au Kasaï, le gouvernement congolais avait qualifié de "montage" ce film tourné selon un plan-séquence unique avant de reconnaître que des soldats congolais avaient pu commettre des "excès" en réprimant la rébellion Kamwina Nsapu, qui déstabilise le sud de la province du Kasaï central depuis septembre 2016.

A en juger par sa qualité, cette vidéo semble avoir été tournée à l'aide d'un téléphone portable par un membre d'une unité militaire de huit soldats en treillis parlant lingala (la langue officielle de l'armée congolaise) et swahili (langue parlée dans l'Est du Congo).

Elle montre le petit détachement marcher sur un chemin vers un groupe de personnes à quelques dizaines de mètres chantant en tshiluba (langue parlée au Kasaï) "Notre terre, notre terre".

Puis un ordre : "Avancez ! tirez !". Le peloton ouvre alors un feu nourri, puis les militaires s'avancent et achèvent plusieurs personnes gisant au sol, parmi lesquelles trois femmes.

La vidéo montre pas moins de vingt cadavres.


Le Kasaï est le théâtre depuis septembre 2016 d'une rébellion provoquée par un conflit entre le pouvoir central et un chef coutumier local, Kamwina Nsapu, tué en août lors d'une opération militaire.